Regards croisés Nord-Sud sur le développement durable PDF

Douze réseaux thématiques impliquant des experts du monde entier mènent le travail technique du SDSN.


Si le «développement durable» fait aujourd’hui partie de notre vocabulaire, c’est en partie parce qu’il nous interpelle en de nombreux endroits de la planète. Personne n’échappe au réchauffement climatique, chacun peut constater une dispa-0,4 rition de la biodiversité et personne ne peut rester insensible aux conséquences sociales de la pauvreté et du chômage. Cet ouvrage est le fruit de recherches et de programmes d’actions menés dans les pays du Nord et du Sud. La première partie interroge nos représentations du développement durable, profondément ancrées dans la culture et les choix technologiques occidentaux. Dans un tel contexte, imaginer une société où «le vivre ensemble» pourrait s’enrichir de nos différences et être décliné en de nombreux modèles n’est pas une utopie, mais bien un défi à relever. La deuxième partie nous invite à réfléchir sur nos engagements et nos actions collectives afin d’internaliser les problématiques du développement durable et le rendre plus opérationnel (agriculture durable, gouvernance territoriale…). Enfin, la troisième partie précise que les changements de comportements attendus doivent reposer sur une éducation au développement durable. Il s’agit ici de promouvoir une écocitoyenneté reposant sur des devoirs et des obligations. L’action, la volonté, la réflexivité… deviennent des compétences et c’est à cette condition que nous parviendrons à prendre en mains notre avenir. Cet ouvrage intéressera les étudiants et enseignants en sciences de l’éducation, sciences économiques et sociales, sciences de la vie et de la terre et, plus généralement, toute personne concernée par le développement durable et l’avenir de la planète. II donne la parole à des chercheurs des pays du Nord et du Sud, partageant une même vision de la durabilité.

Les gouvernements, les organisations internationales, le secteur des affaires et les autres acteurs et individus non étatiques doivent contribuer à changer les modes de consommation et de production non viables, notamment en mobilisant, de toutes sources, une assistance financière et technique pour renforcer les pays en développement. Au contraire, les études de développement, tout en s’engageant avec les ODD et en contribuant à leur mise en œuvre, devraient maintenir une certaine distance critique avec les normes dominantes et les paradigmes mis en œuvre. Nous envisageons un monde libéré de la pauvreté, de la faim, de la maladie et du besoin, où toute vie peut prospérer.-}