Lire en extraits : Lecture et production des textes de l’Antiquité à la fin du Moyen Age PDF

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Les lettrés de l’Antiquité et du Moyen Age avaient l’habitude de composer des notes de lecture. Ces notes prenaient souvent la forme d’extraits compilés dans des recueils. Ces recueils étaient parfois lus et copiés pour eux-mêmes. Les lettrés s’envoyaient leurs extraits ou s’en faisaient lire. Ces extraits permettaient de prendre connaissance rapidement du contenu essentiel d’un ouvrage, de ses «beaux passages» ou de ses passages les plus utiles. Ils avaient aussi un intérêt pédagogique ou polémique. Ils servaient souvent de matière première à la composition d’ouvrages anthologiques. Ils sont même à l’arrière-plan d’un grand nombre de textes dont le caractère anthologique n’est pas toujours facilement détectable. C’est dire combien les extraits étaient au coeur de la vie des lettrés de l’Antiquité et du Moyen Age. Ce livre se propose de repenser les pratiques de lecture et de composition, de l’Antiquité au Moyen Age, en tentant de préciser la place exacte que les «extraits» ont pu jouer jusqu’à l’aube de la Renaissance. Il est fondé sur une double approche à la fois comparatiste et historique. Il rassemble des contributions portant sur des aires culturelles différentes (l’Egypte pharaonique, le monde grec classique et hellénistique, le monde romain, l’Antiquité tardive, Byzance, le Moyen Age occidental) et s’applique à retracer l’émergence et la diffusion d’une pratique apparue avant tout en Grèce, à l’époque classique, et qui ne se cesse de prendre de l’importance dans les usages lettrés, dès l’époque hellénistique, et plus encore à l’époque du christianisme.

Il est rare, j’en suis certain, d’avoir l’opportunité et l’avantage de travailler si étroitement avec deux collègues aussi expérimentés et talentueux. La Tétrarchie, comme on appelait cette forme de gouvernement, a apporté la stabilité politique et a mis fin aux guerres frontalières. Vous pourriez dire que les réformateurs ont réussi là: L’église a augmenté son pouvoir et de l’autorité en défiant les empereurs, promulguant le droit canonique, et de réduire l’influence de l’empereur sur l’investiture d’ecclésiastiques.-}