L’échange de connaissances en petite enfance : Comment mettre à profit les expertises des chercheurs et des praticiens PDF

La réduction du nombre et de la gravité des expériences précoces et le renforcement des relations qui protègent les jeunes enfants contre les effets nocifs du stress toxique devraient donc renforcer les bases de l’apprentissage et de la santé.


Rapprocher les chercheurs et les praticiens de la petite enfance par un partage interactif de leurs savoirs, voilà à quoi correspond le principe d’échange de connaissances. Bien qu’un écart considérable soit reconnu entre les connaissances obtenues par la recherche et celles utilisées dans la pratique, il semble que plusieurs expériences récentes aient été amorcées au Québec afin de rapprocher les chercheurs et les praticiens issus de divers contextes de vie (services de garde, écoles, milieux communautaires, services sociaux). De surcroît, et bien que traditionnellement mises sur pied par les chercheurs, plusieurs de ces expériences d’échange de connaissances l’ont été par des praticiens. Quelles sont ces activités d’échange de connaissances menées dans le domaine de la petite enfance au Québec ? Comment ces expériences ont-elles vu le jour et par la suite pris forme ? Quels sont les cadres de référence sur lesquels s’appuient ces expériences ? Quels en sont les caractéristiques, les obstacles et les gages de succès ? Quels types d’activités d’échanges sont menés ? Ces questions sont au cœur de ce collectif qui réunit des chercheurs et des praticiens préoccupés par l’échange de connaissances, que l’on parle de projets de grande envergure mobilisateurs et rassembleurs, de projets liés à l’évaluation et à l’intervention en petite enfance, de projets locaux visant la réussite scolaire ou de projets visant l’accroissement des connaissances sur les pratiques éducatives et la qualité des services.

Curran J A, Murphy A L, S Abidi, Sinclair D, J. McGrath P Sa thèse de doctorat porte sur la légitimation des réseaux interorganisationnels. Enberg (2012) définit l’intégration des connaissances comme un «processus axé sur les objectifs dans le but de tirer profit des complémentarités des connaissances qui existent entre les individus ayant des bases de connaissances différenciées» (Enberg, 2012).-}